Sainte-Julie: la vocation d’un terrain passe d’un CPE à du commercial

Un terrain vacant situé sur le boulevard Armand-Frapper était destiné à devenir un centre de la petite enfance. Or, la Ville de Sainte-Julie a d’autres idées pour ce terrain et elle en fait la demande auprès des autorités compétentes.

« Lorsque nous avons négocié, en 2013, avec ce qu’est devenu l’ARTM et le gouvernement du Québec, nous avions réservé ce terrain pour un CPE. On constate que ce n’est peut-être pas le meilleur endroit aujourd’hui », explique le maire, Mario Lemay, lors de la séance ordinaire du conseil municipal du 12 août. La Ville demande donc d’ajouter dans les usages de ce terrain des activités commerciales ou de bureaux.

Services de proximité

« La ministre, Geneviève Guilbault, a accepté si les activités commerciales ou de bureaux s’apparentent à des services de proximité dont peuvent bénéficier les usagers du transport en commun », précise M. Lemay. Pour nommer quelques exemples, le maire identifie des bureaux de professionnels de la santé, comme un dentiste ou un physiothérapeute. « Il ne s’agit pas de permettre, par exemple, à un magasin de meubles de s’y établir. »

Dans les dernières années, le développement commercial et immobilier dans le secteur de l’autoroute 20 et du stationnement incitatif n’a cessé de croître. Depuis la construction de ce dernier, plusieurs édifices ont vu le jour, augmentant notamment l’offre de logements à Sainte-Julie. L’hiver dernier, on a autorisé le groupe Devimco à débuter les travaux d’aménagement d’un immeuble résidentiel de 263 logements, dont 40 abordables. Le terrain vacant sur le boulevard Armand-Frappier est l’un des derniers où il est possible de développer quoi que ce soit.

Pas un besoin

Dans l’entente préalable, le terrain était réservé dans l’éventualité des besoins en CPE dans la ville de Sainte-Julie. « Les besoins, selon les informations que nous transmet le ministère de la Famille, c’est que nous avons suffisamment de places en garderie pour subvenir à la demande des familles julievilloises, contrairement à d’autres villes avoisinantes », a précisé le maire lorsqu’il s’est fait interpeller par une citoyenne qui se questionnait à savoir pourquoi elle avait de la difficulté à accéder à une place en CPE pour son enfant.