Les parcs canins du territoire

Pendant que des citoyens de Saint-Basile-le-Grand attendent une solution pour un projet de parc canin, des propriétaires de chiens à Saint-Bruno-de-Montarville et à Sainte-Julie en profitent depuis 14 et 16 ans respectivement. 

« Saint-Bruno a son parc canin, Sainte-Julie l’a aussi. Beloeil a un parc canin », rappellent des membres du regroupement de propriétaires de chiens lorsqu’ils s’adressent au conseil municipal de Saint-Basile-le-Grand. 

Parc canin à Saint-Bruno

Le parc canin actuel de Saint-Bruno-de-Montarville a été implanté à l’automne 2012 et inauguré en novembre de la même année.

Rappelons qu’avant cet emplacement, à proximité du parc Marie-Victorin, le parc canin avait été démantelé de son ancien site afin de permettre à Hydro-Québec de construire son « poste Saint-Bruno ». 

La porte-parole de Saint-Bruno, Manon Lacourse, explique. « Dans ce contexte, la Ville a reçu un montant de 184 700 $ en compensation pour les installations existantes, en plus d’avoir vendu un terrain à Hydro-Québec pour 121 500 $. Les coûts d’aménagement du parc canin s’élevaient à environ 280 000 $ [en 2011-2012], entièrement absorbés par ces compensations.

Dans une optique à la fois écologique et économique, une partie des matériaux de l’ancien parc, notamment les deux tiers des mailles de clôture, avait été réutilisée. »

L’entretien du parc canin sur la rue Marie-Victorin s’élève aujourd’hui à 6000 $ en moyenne par année. Quelque 4000 $ de cette somme représentent l’achat de gravier. Le reste est consacré aux réparations ponctuelles des clôtures et du mobilier urbain.

Sa superficie est de 3558 m2. Le parc est entre autres équipé d’abreuvoirs et de bancs. « À ce stade-ci, aucun projet de second parc canin n’est envisagé, le site actuel répondant aux besoins », affirme Manon Lacourse. 

Le site à Saint-Bruno est accessible tous les jours de 7 h à 23 h. 

Parc canin à Sainte-Julie

À Sainte-Julie, le parc à chiens a été inauguré le 1er juin 2010. Il est situé au 2125, rue Darwin, au pied de la tour de communication et à l’arrière du Centre de formation professionnelle des Patriotes. Le site d’environ 3000 m2 est scindé en deux enclos. L’un plus vaste pour les gros chiens, et un autre, plus petit, afin d’accueillir les toutous de petite taille. « La Ville de Sainte-Julie soutient l’organisme à but non lucratif Association de propriétaires de chiens de Sainte-Julie, dont le mandat est d’assurer la gestion et l’entretien du site », indique la porte-parole de la Municipalité, Camille Richard.

Les investissements réalisés à l’époque, en 2010-2011, pour la construction du parc canin de Sainte-Julie, oscillaient autour de 83 000 $. Ce montant incluait alors l’acquisition et l’aménagement du terrain et l’installation de la clôture. « Des dépenses additionnelles ont été engagées par la suite, notamment pour l’éclairage, en 2014, d’environ 15 000 $, ainsi qu’en 2017, 2021 et 2022, pour divers ajouts, modifications et améliorations », dit Camille Richard. 

Comme à Saint-Bruno-de-Montarville, l’idée d’un deuxième parc canin à Sainte-Julie n’est pas dans les discussions actuellement. 

L’endroit est ouvert chaque jour entre 7 h et 23 h.

Saint-Basile-le-Grand

En attendant, à Saint-Basile-le-Grand, aucun terrain n’a encore été ciblé pour mettre en place un tel espace. Toutefois, le dossier revient systématiquement dans les discussions depuis tout près d’une décennie, comme c’est le cas depuis deux mois avec ce regroupement de propriétaires de chiens qui propose le parc du Ruisseau pour aménager un tel endroit.

Le projet faisait partie des promesses électorales lors du premier mandat du maire Yves Lessard. C’était en 2017. Mais le choix du site, notamment le parc des Cheminots, l’acceptabilité sociale et un refus de la Commission de protection du territoire agricole du Québec (CPTAQ) ont fait en sorte que le projet n’a toujours pas abouti. Le coût d’une telle infrastructure a aussi refroidi une portion de la population. Dans le Programme triennal d’immobilisations 2024-2025-2026 (PTI), une somme de 100 000 $ était accordée pour un parc canin, soit 75 000 $ de moins que le PTI de l’année précédente.