Marché immobilier: Sainte-Julie, « une exception » sur la Rive-Sud
Sainte-Julie fait partie des lieux ayant connu le plus de cas de surenchère cet été sur le marché immobilier autour de l’île de Montréal. Une exception sur la Rive-Sud, selon l’Association professionnelle des courtiers immobiliers du Québec (APCIQ).
Sainte-Julie est-elle une des villes les plus prisées sur le marché immobilier dans la région de Montréal? C’est ce que l’on peut croire, selon le compte rendu de l’APCIQ. Selon les statistiques de l’organisme, la ville fait partie de celles de la région de Montréal ayant connu l’une des plus grandes parts de surenchère lors des ventes de maisons individuelles avec 26 %, la plus importante revenant à Repentigny avec 29 %. Ce chiffre contraste avec la Rive-Sud, qui, dans l’ensemble, n’a connu que 2 % de surenchère sur cet été 2025.
Si les prix de l’immobilier continuent de grimper, selon l’organisme, il n’en reste pas moins que les ventes se poursuivent. La région de Montréal a connu une augmentation de 10 % du nombre de ventes par rapport à la même période en 2024. « La hausse des prix par rapport au même mois l’année dernière semble toutefois s’essouffler un peu dans la région métropolitaine de Montréal. La croissance du prix médian d’une maison unifamiliale, de 7 % en juillet, s’éloigne graduellement du rythme de 10 % observé au début de 2025 », précise Hélène Bégin, économiste-experte, marché immobilier et économie du Québec, au Service de l’analyse de marché de l’APCIQ.
Contexte politique
La région de Montréal est favorisée, selon les spécialistes. Les explications de cette bonne santé immobilière se trouvent ailleurs que dans le marché immobilier. « Malgré le contexte économique empreint d’incertitude, le marché immobilier montréalais a connu un mois de juillet très actif et se distingue favorablement de certains marchés canadiens, notamment ceux de Vancouver et de Toronto, dont les ventes et les prix ont fléchi au début du printemps en raison des perturbations liées à la première vague de tarifs douaniers américains », constate Hélène Bégin.
