Sainte- Julie : l’entrepreneur Arthur Leclerc prêt pour la mise en vente
Le Julievillois Arthur Leclerc a investi ses économies afin de produire la première mouture officielle du jeu qu’il a développé. Le jeune entrepreneur s’attaque à la vente de Street Baller.
Le journal a rencontré Arthur Leclerc il y a un an. Le garçon de 11 ans en était à mettre de l’avant le jeu de société qu’il a développé dans divers événements promotionnels.
Le Julievillois a dernièrement franchi une nouvelle étape. Il a présenté ses argumentaires de vente à des distributeurs et éditeurs. Après avoir écouté les conseils qui lui ont été prodigués et appliqué des ajustements à ses prototypes, il passe désormais à la mise en marché de son produit, soit le jeu Street Baller.
Pour ce faire, il a « cassé son cochon » et investi toutes les économies qu’il a accumulées au fil des ans. Puis, 700 $ plus tard, il a reçu 50 exemplaires de sa création ludique. « Je suis content d’avoir fini et de voir que tous ces efforts ont servi », confie l’élève de l’école du Grand-Chêne.
Au départ, Arthur a fait les esquisses des cartes constituant le jeu. Afin d’atteindre un niveau plus professionnel, l’élève de cinquième année a collaboré avec un graphiste. Il a communiqué ses idées et sa vision à des illustrateurs qui ont bonifié son offre.
La source du projet
À la base, Arthur Leclerc est passionné de soccer et de jeux de table. À neuf ans, il cherchait un jeu de société immersif qui lui ferait revivre l’intensité d’un vrai match de soccer. Comme il n’en trouvait pas, il a eu l’idée d’en créer un lui-même, sur du papier. Son père, Cédrick Leclerc, voulant l’aider à mener à terme sa démarche, s’est joint à lui pour en faire un véritable projet père-fils.
Il arrive à Arthur de jouer à Risk, un classique dans l’univers des jeux de société. Il joue tous les rôles, s’affrontant lui-même dans un combat épique. « Le samedi matin, il se lève tôt et s’ouvre un jeu de table complexe. Il peut y jouer pendant quatre ou cinq heures », décrit son paternel.
Une bannière à son image
Dans la foulée, Arthur’s GAMES a été créée. Visuellement, la marque se reconnaît par une illustration du visage d’Arthur. Sous cette bannière, l’enfant a déjà trois autres idées de jeux sur la planche à dessin.
Dernièrement, il a fait rayonner son produit fini au Salon Game Over, au Saguenay-Lac-Saint-Jean. Il y a écoulé six unités de son inventaire. Son prochain arrêt aura lieu bientôt, le 6 juin, à la traditionnelle Fête au Vieux-Village de Sainte-Julie.
Peut-être que l’œuvre d’Arthur deviendra le jeu favori d’enfants et, qui sait, se retrouvera un jour sous le sapin lors de la période des Fêtes.
