Sainte-Julie : l’expérience sud-coréenne de Charlie Laflamme
Charlie Laflamme, au premier plan, en compagnie d'étudiantes de différents pays avec qui elle suivait le camp de l'Unesco. (Photo : courtoisie)
Charlie Laflamme a célébré ses 20 ans il y a quelques semaines. De retour de Gwangju en Corée du Sud, ou elle a représenté le Canada au sein de l’Unesco, la Julievilloise a accepté de nous parler de son expérience.
Depuis quand êtes-vous de retour?
Je suis de retour depuis le 22 juillet.
Pouvez-vous nous parler de votre expérience?
J’ai été sélectionnée en mars pour faire partie du projet Gwangju Team Project. Tous les vendredis soir, nous parlions de plusieurs enjeux partout dans le monde et on faisait des présentations orales pour présenter nos opinions sur certains enjeux. À la fin de ce programme, qui a duré environ 12 semaines, j’ai été sélectionnée pour aller en Corée du Sud pour le Camp mondial de la jeunesse UNESCO-APCIC 2026 qui a lieu à Gwangju. Je suis allée un peu d’avance en Corée du Sud. Je suis arrivée le 9 juillet en Corée du Sud, puis j’ai visité par moi-même la ville de Séoul.
Puis je suis allée à Gwangju pour le programme, où je représentais le Canada. Mais avant de m’y rendre, j’ai créé un kiosque avec plusieurs activités afin de parler des préjugés que les gens ont sur le Canada. J’ai créé plusieurs activités avec une jeune fille coréenne pour m’aider. J’étais la seule Canadienne à être choisie. On y a présenté la poutine, le sirop d’érable ou encore le fait que nous ne parlions pas qu’anglais au Canada, mais aussi le français. J’ai aussi apporté du sirop d’érable, qui est fait dans ma famille éloignée, pour y goûter. Chaque jour, on avait des conférences avec des gens qui venaient de l’UNESCO. Moi, j’ai beaucoup parlé de notre système de santé qui est gratuit, contrairement à d’autres pays.
Ça fait quoi, pour vous, de représenter votre pays comme ça, à l’étranger?
J’étais vraiment fière, mais cela venait aussi avec une certaine pression, une responsabilité. On est reconnu mondialement comme étant un pays incroyable. Les gens qui parlent du Canada m’indiquaient juste que l’on était gentils. Donc, pour moi, il était important de ne pas ternir cette image, puis d’avoir le plus d’informations possible pour répondre de la manière la plus juste à toutes leurs questions.
La thématique de ces rencontres, c’était ville inclusive et durable. Quelle image a-t-on d’une vie inclusive et durable à votre âge?
Avec ce que j’ai appris à ce camp, une ville idéale, c’est une ville où tout le monde, peu importe d’où l’on vient, se sent libre d’être qui il veut et qui a les capacités d’avoir les mêmes droits et les mêmes opportunités que n’importe qui. Donc, c’est une ville où l’on se sent respecté, peu importe à quoi on ressemble, qui l’on est, et à qui toutes les perspectives sont possibles malgré notre âge, notre appartenance ethnique ou notre genre.
Comment arrive-t-on, quand on est une jeune Québécoise, à s’intéresser à la culture coréenne?
J’ai 20 ans depuis une semaine. J’ai commencé depuis que je suis jeune à m’intéresser aux différentes cultures pour de nombreuses raisons. Quand j’étais plus jeune, c’était parce que mon père m’a montré des animations japonaises. Puis mes parents ont beaucoup voyagé partout dans le monde. Ça m’a donné la piqûre du voyage. Quand j’ai grandi, j’ai écouté la K-pop, le K Drama, ça m’a ouvert à la culture coréenne. Mais ma raison principale est que mon but dans la vie présentement, c’est de devenir la meilleure personne. Au Canada, j’ai grandi avec certaines valeurs propres au pays impliquant une certaine manière de voir le monde. Je ne dis pas que ce sont de mauvaises valeurs, je pense juste qu’il est important d’être capable d’expérimenter différentes manières de voir le monde. Donc, c’est pour ça que pour moi, c’est vraiment important d’aller dans d’autres pays pour voir comment le monde fonctionne en dehors de ma bulle canadienne.
Avez-vous été inspirée par le mode de vie coréen?
Oui. Il y a une grande notion de respect en Corée du Sud. C’est très ancré dans leur société qu’il faut être respectueux les uns envers les autres. Cela se voit dans la langue parlée, mais aussi dans leur histoire.
Lors de ce camp, y avait-il, comme vous, de nombreux participants venus de l’étranger?
Les États-Unis, la Chine, les Philippines, l’Australie ou encore le Japon étaient représentés. Il y avait environ une quinzaine de nationalités. J’ai créé avec eux des liens qui, je suis certaine, resteront pour la vie, puis qui me seront utiles dans l’avenir, car je souhaite représenter le Canada dans notre diplomatie.
La diplomatie, c’est ce que vous visez actuellement, où en êtes-vous dans vos études?
Présentement, je suis en train de travailler pour économiser de l’argent afin d’étudier en Corée du Sud et d’y faire des études internationales à travers un programme de bourse sud-coréen. Si jamais je n’y ai pas accès, je vais économiser un peu plus longtemps afin d’aller par moi-même étudier dans une université en Corée du Sud. L’année passée, j’ai fait la demande pour justement participer à l’obtention de cette bourse. Il n’y a qu’une place au Canada, je suis arrivée en deuxième position.
Vous parlez le coréen?
Je parle déjà le français, l’anglais et l’espagnol, et oui, j’apprends le coréen. J’ai fait deux sessions cette année dans un institut privé. Lorsque j’étais en Corée, j’ai été capable de lire, d’écrire et de me débrouiller pour commander dans des restaurants ou dire des phrases de base, mais ça reste une langue plus compliquée que l’espagnol à apprendre.
Un kiosque pour promouvoir le Canada était tenu par l'étudiante. (Photo : courtoisie)
Charlie Laflamme est allée en Corée du Sud dans l'objectif de mieux faire connaître le Canada.
Charlie Laflamme est allée en Corée du Sud dans l'objectif de mieux faire connaître le Canada. (Photo : courtoisie)